J'ai beau faire des efforts, me raisonner, me faire raisonner, je hais l'avion, et spécialement un jour comme hier.Arrivée à Roissy, déjà ca part mal, deux heures d'attente pour faire enregistrer les bagages parce que,je cite, "les vols ont été survendus" donc beaucoup de gens sont en liste d'attente, donc ralent pour qu'on leur trouve une place sur un autre avion rapidement et je cite encore "manque d'effectifs". D'abord, je peux pas m'empécher de me dire que j'espère qu'il ne manque pas d'effectif pour vérifier que tout va bien sur l'appareil, et puis après, j'observe l'agitation et là je vois trois greluches du personnel sky-team, en train de papoter, une autre un peu plus loin en train de téléphoner sur son portable. Un peu plus loin encore, je vois un petit gars qui cours partout pour aller nulle part, et qui semble ne servir à rien (enfin, je dis ça, je dis rien, hein..!). Et fianalement, je distingue trois hotesses au sol en train de s'arracher les cheveux, pour essayer de caser tout le monde dans les avions: "vous enregistrez pour le vol de Hong-Kong? Mais il est 14h00 là, ils ont déjà fini d'embarquer, l'avion va partir". Enfin, arrive notre tour, on enregistre, il nous reste de la place, tout va bien....enfin du moins c'est ce que l'on croyait.
Passés de l'autre côté, on mange un bout, et puis on se dirige vers la porte quand on nous annonce un retard de 45 minutes sur le vol de Boston, parce que l'appareil vient juste d'arriver de San Francisco. Dans ma petite tête, je me dis "ah, bon! mais je croyais que les avions étaient vérifiés avant de repartir, j'espère qu'ils ne vont pas bacler leur boulot pour partir plus vite et rattraper leur retard!" Autant vous dire que si je pouvais vérifier ça par moi-même je serais plus tranquille!!
...
1h00 plus tard nous voilà à bord de l'appareil, et nous attendons pour décoller. Le commandant de bord prend la parole et au lieu de nous dire comme d'habitude "je m'appelle Jacques Michot, je serais votre capitaine, je n'ai pas piccoler avant de monter dans l'appareil, je n'ai pas appris à piloter pendant la guerre de 14-18, et je sais ce que fais", il nous sort "un passager n'a pas été autorisé à monter à bord, pour des raisons de sureté évidentes, nous sommes en train de débarquer ses valises, nous décollerons donc d'ici 10 minutes",
et moi "hein quoi? qu'est ce qu'il vient de dire? qu'est ce qu'il passe? non mais on va pas décoller là? Et si il a laissé quelque chose dans l'avion? Etienne qu'est ce qu'ils ont dit? ah ca y est ca va pas, je commence à stresser!"
Etienne de son ton placide me répond, "non mais t'inquiètes pas si il y a un passager suspect, il le laisse pas monter",
moi "hein?, un passager suspect? ils ont dit qu'il était suspect? au secours ça va pas, il faut que je demande à une hotesse, ô mon dieu, je veux plus partir"
....
15 minutes s'écoulent encore, le pilote met ses moteurs en marche, autant vous dire que je ne suis pas très fière! et là, tout s'éteint, plus de lumière, plus de moteurs, tout est dans le noir. Jacques Michot reprend la parole, "nous avons une panne du système ........" et là ça y est mon cerveau arréte de fonctionner net, et je passe en mode paranoïa à fond la caisse: "quoi? une panne de quoi? non mais si ca se trouve, c'est le passager suspect qui avait infiltré une équipe de nettoyage de l'appareil, qui a fait exprés de faire disjoncter un truc, et quand on va remettre le moteur tout va exploser (vous avez jamais vu l'affaire pélican?) ou alors, ca va se rééteindre en plein vol, et là c'est la chute libre, plus de moteur, plus rien, rien à faire. Au secours, je veux plus partir, descendez moi, petit jésus je vous en supplie, aidez nous."
...
Mes suplications n'y font rien, 10 minutes après nous voilà en piste pour décoller. Dieu soit loué, tout se passe bien.
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8 heure de vol plus tard, nous voilà arrivés à Boston, ô soulagement! Mais ce n'est pas fini, Jacques Michot, toujours lui, nous annonce que le trafic est chargé sur l'aéroport et qu'il va nous falloir patienter au dessus en faisant des tours. "Quoi? nan mais j'en peux plus là, hein! On tourne d'accord et les avions ils décollent où? Une erreur d'aiguillage ca arrive vite, si deux avions se rencontrent? nan mais en plus avec ce brouillard ils vont rien voir? bon allez ca suffit faies nous atterir, je suis vannée de stresser là"
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Deux heures après, arrivée à Newmarket, sain et sauf, plus d'avion pour un bout de temps...tant mieux!!




















Je suis une vraie piplette, c'est chronique, maladif , héréditaire, et ça ne se guérit pas! En maternelle, je donnais des conseils à ma grand-mère pour se faire des copines: "tu vas la voir, tu lui demandes comment elle s'appelle, quel âge elle a, et apres tu lui demandes si elle veut bien être ta copine". Au collège/lycée, tous mes professeurs sur tous mes bulletins s'accordaient sur le même commentaire "élève sèrieuse, mais quelle bavarde!". En prépa, je me suis fait très souvent reléguée au premier rang, isolée de mes copines de verbiage, et en école (et oui, même en école!) je me suis faite exclure de l'amphi pour cause de papotage intempestif. C'est ainsi, j'ai toujours quelque chose à raconter; j'avais beau être la voisine de chambre d'AnneSo au foyer et passer la plupart de mes soirées dans sa chambre, rien n'y faisait, le lendemain, premier cours, on se mettait à côté pour poursuivre la discussion de la veille, colporter les derniers ragots, commenter le cours...une vraie punaise, comme m'avait qualifiée ma prof d'anglais de cinquième!!! Seulement voilà, on ne se prète pas à de tels bavardages avec n'importe qui. La parfaite bavarde sait parler de tout et de rien: de sa dernière dispute avec sa mère, du dernier déo qu'elle a acheté, de l'intrigue du roman nouvellement commencé, mais elle sait aussi se taire et écouter l'autre. A mon grand damne, personne, vous m'entendez personne n'avait rempli cette fonction de co-piplette depuis mon arrivée aux Etats-Unis ..... .....jusqu'à aujourd'hui! J'avais bien détecté un certain potentiel chez ma
J'ai oscillé toute la journée entre deux humeurs, contente d'être vendredi, agacée de travailler encore sur mon instrument pourri un jour comme ça, confiante d'avoir cette fois des résultats, énervée de découvrir que ce n'est toujours pas le cas, réveuse de mes perspectives d'avenir, souriante à celles de mon week-end, déçue de ne pas avoir plus de commentaires sur mon blog, amusée d'entendre dans le bus "vou z'etes française?", satisfaite d'avoir reçue mes nouveaux livres, irritée de voir l'erreur dans la commande, et heureuse de voir les records de visite de mon petit blog...merci à tous!!
Je voulais vous raconter ma reprise à l'aérobic ce soir, et par la même occasion mes débuts, plutôt grotesques je dois dire! Et puis en farfouillant dans mes photos à la recherche d'une illustration, je suis tombée sur celle-ci, prise en aout dernier; elle est loin d'être parfaite, mais pour la première fois depuis que l'on me répète que je ressemble tellement à mon père, j'ai enfin réussi à distinguer cette si flagrante ressemblance...le nez, le sourire...un air de famille, je me suis prise à aimer le portrait, alors....!
Il semblerait que je n'arrive pas à susciter débat sur mon blog....ou alors qu'au bout d'un mois déjà, je commence à m'essoufler et manque de me renouveler...ou alors que je vous fais peur et que vous redoutez de me laisser des commentaires...hum hum! Alors voilà, je tente un truc facile, je compte sur vous pour participer.
Je vous l'ai déjà dit, Etienne vous en a parlé, et pourtant le sujet n'est pas clos! Donc voilà, le matin pour moi, c'est pas simple; par contre, c'est pas compliqué de me rendre les choses faciles: me laisser m'isoler pour ouvrir un oeil, poser le pied par terre, boire un thé, ouvrir les petits mails que mes amis m'ont envoyé, etc. Problème, j'ai la nette impression que certaines personnes ont pour seule mission de m'agacer le matin.
C'est frustrant de pouvoir distinguer un accent anglais d'un accent texan, ou un accent belge d'un accent canadien, mais de ne pouvoir entendre le sien. (J'adorerai m'entendre parler anglais/français avec les oreilles d'un anglo-saxon/canadien!)
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